Chaque année, je vis un phénomène extraordinaire avec une chance inouïe, dans lequel je baigne avec une joie presque enfantine. Chaque année en octobre, des centaines de milliers de coccinelles de toutes tailles, couleurs et nombres de points viennent coloniser les murs extérieurs encore chauds de la maison. Elles sont annonciatrices, avec une précision digne d'un horloger suisse, des premiers froids ; C'est immanquable !
Et chaque année mon défi, c'est d'offrir, au plus grand nombre possible, un abri pour l'hiver afin qu'elles hibernent en toute sécurité avant leur grand départ au prochain printemps. Je les accueille avec bienveillance et grand plaisir au sein de mon foyer, pour les plus téméraires, ou au cœur de nichoirs à insectes dans le jardin pour les plus timides. Je pousse les murs, je pousse les meubles, j'organise, prévoit et gère comme je peux. Je fais le plus de place possible pour en accueillir un maximum, consciente de ce cadeau que l'univers me fait .
Au printemps, dès que les premiers rayons du soleil viennent lécher les fleurs printanières, j'observe systématiquement le même balai : Tout ce petit monde se réveille, s'agite, se met à cavaler de partout pour échapper à un abri qui, désormais, les étouffe et les emprisonne. Chaque année me voilà, avec mes petits bouts de feuillet, à leur courir après pour les récupérer délicatement, parfois au péril de ma sécurité, afin de les libérer, ne goûtant pas mon plaisir de les regarder étendre leurs ailes au contact du soleil, prendre leur temps et puis... s'envoler vers de nouvelles aventures.
C'est un moment unique que je chérie particulièrement tant il est précieux et incroyable à observer. Cela donne tellement l'impression à son petit niveau d'avoir participé au à ce grand ballet de l'univers, d'y avoir contribué en permettant à ces petites ouvrières de renaître . Et tant pis si cela me prend du temps et me crée des raideurs musculaires à les accompagner à leur rythme
Pourtant l'année dernière, je me suis retrouvée confrontée à une situation qui m'a fortement contrariée. A l'occasion d'une soirée entre voisins, j'ai lancé le sujet "coccinelles" afin de savoir si eux aussi étaient concernés par ce phénomène mais surtout comment ils le géraient, afin de glaner quelques potentielles techniques et astuces d'accueil supplémentaires.
Il ne m'a pas fallu 5 minutes de discussion pour comprendre que nous n’appartenions pas au même monde, que nous n'avions pas la même vision des choses, que la notion de respect du vivant était une donnée à géométrie variable dans leur esprit.
En effet, tous considéraient ce phénomène comme « une gêne extrême », chacun y allant de son petit commentaire pour décrire de quelle manière il exterminait ces « nuisibles », non sans une pointe de fierté perceptible dans le discours . Aucun n'avait conscience de l'importance de ce qu'il pouvait vivre et protéger, aucun ne semblait comprendre qu'il pouvait participer intelligemment à la vie sur cette planète ; Quant à leur expliquer le principe du respect d'une vie, c'était peine perdue d'avance
Est il vraiment utile de préciser que la fin de soirée fut difficile pour moi ? Je me suis tue pour le restant, prétextant être fatiguée . La vérité, c'est que dans ma tête et dans mon cœur, c'était la tempête... comment pouvait-on être aussi insensible, irrespectueux, à coté de la plaque ? Comment pouvait-on à ce point se croire au-dessus d'autres êtres vivants ?
Après avoir digéré cette déception, il m'a fallu réagir et surtout réfléchir à comment je pouvais aider un maximum de ces petits êtres échouant, par malchance, chez ces voisins. Comment je pouvais les convaincre de venir jusqu'ici plutôt que « là bas », aussi tentant cela soit-il ? Évidemment, la communication animale était mon meilleur atout !
Et c'est ce que j'ai tenté en octobre 2025 pour la première fois. Un peu fébrile, je dois l'avouer, ne sachant pas comment m'y prendre face à une multitude d'insectes et non un être spécialement bien identifié , ne sachant pas comment les convaincre aussi …
Mais il était hors de question que je renonce ou que je mette un voile sur cela, il fallait que je tente et me voici donc à multiplier les contacts et échanges d'énergie dès les premières « bêtes à bon dieu » se manifestant sur mes remparts domestiques.
A tester et essayer, j'ai fini par trouver la bonne technique et la bonne approche. De là, s'est joué ce que je considère toujours et encore, malgré mes 20 ans d'expérience en communication animale, un véritable miracle devant mes yeux ; en moins de 24h, les effectifs se sont multipliés par 20, 50, 70 peut être 100 . Je ne saurai même pas vous dire tant il y en avait. Je sentais en mon for intérieur que quelque chose se jouait pour elles, que j'offrais l'occasion à toutes celles, qui avaient ou auraient misé sur le mauvais cheval communal, de changer de direction et de s'offrir une chance de survie.
Alors oui, cet hiver mon hôtel était archi-complet ! Oui, les placards et les murs étaient remplis et colorées, oui les mesures de vigilance se sont accrues., oui, il a fallu que je m'adapte pour faire attention à ne pas les bousculer ni les blesser dans les gestes du quotidien. Mais je m'en fiche, ce n'est pas là l'important
Car aujourd'hui ces petites âmes se réveillent doucement les unes après les autres et commencent à grouiller par centaines. Je ne peux que m'émerveiller devant ce spectacle et me dire que , quelque part, elles vont pouvoir perpétrer la vie, y participer et continuer ce grand cycle... loin de moi mais c'est pas grave...
Promis en octobre, je recommence pour vous mes petites âmes colorées !
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